Recherche en ostéopathie
IMPACT DE L'OSTEOPATHIE SUR LES PATIENTS EN MAISON D'ACCEUIL SPECIALISEE par coralie LITZLER osteopathe

Mémoire rédigé et soutenu à Nanterre, le 27 juin 2019
en vue de l'obtention du diplôme d'ostéopathie

Par Coralie LITZLER

Maitre de mémoire : Thierry GORRAZ, D.O

Co-tuteur : Yannick FLECK, D.O

« Vous n'avez pas besoin d'etre handicapé pour être différent, car nous sommes tous différents. »

Je suis ne un jour bleu, Daniel Tammet, 2009

I-Introduction

Au cours du XXème siècle, François Bloch-Lainé, docteur en droit, définit le handicap comme suit « sont inadaptés à la société dont ils font partie, les enfants, les adolescents et les adultes qui pour des raisons diverses, plus ou moins graves, éprouvent des difficultés, plus ou moins grandes, à être comme les autres. Ils sont handicapés parce qu'ils subissent par la suite de leur état physique, mental, caractériel ou de leur situation sociale, des troubles qui constituent pour eux des handicaps, c'est-à-dire des faiblesses, des servitudes particulières, par rapport à la normale ; celle-ci étant définie comme la moyenne des capacités et des chances de la plupart des individus vivant dans la même société (1967, Bloch-Lainé François, rapport présenté au ministre)». 


    En 2011, d'après l'INSEE, il est estimé à 9,6 millions, le nombres de personnes handicapées en France (1). Il existe de nombreux et divers handicaps regroupés en catégories. Dans ces dernières, on trouve le polyhandicap(2). Ce dernier est lui même divisé en sous parties. Bien que représenté dans la plupart par des cas par des personnes infirmes motrices cérébrales (3). Les causes de l'IMC peuvent survenir pendant la période post ou pré natale, lors de la période périnatale et de l'accouchement, mais peuvent également survenir de causes inconnues. L'IMC combine une déficience intellectuelle, des troubles moteurs ainsi qu'une déficience sensorielle. Lors du diagnostic, il est important que l'enfant et la famille puissent être suivis et qu'un plan de prise en charge soit mis en place, a fin de permettre le meilleur développement possible. 


    L'individu polyhandicapé fait face à de nombreux troubles; des troubles posturaux (4), des atteintes périphériques ou centrales musculaires, des myopathies rares. Ils sont également confrontés à l'épilepsie, des troubles somatiques touchant le système respiratoire (créant des insuffisances respiratoires chroniques)(5), des troubles nutritionnels dus à des atteintes de la sphère bucco-linguale ainsi que des difficultés à la mastication et à la déglutition. Mais également à des troubles d'élimination(6) et une fragilité cutanée. Dans la majeure partie des cas, la communication est très restreinte et le langage quasi inexistant. 


    La société prend en charge les personnes handicapées dans diverses structures, telles que les instituts médicaux éducatifs (IME). C'est dans une structure comme celle ci que j'ai choisi de réaliser mon mémoire de fin d'étude. Cet IME est composé de deux structures internes, l'externat médico-pédagogique (EMP) qui prend en charge des enfants avec diverses pathologies telles que l'autisme, la trisomie. Et la maison d'accueil spécialisée (MAS) qui prend en charge les pathologies plus lourdes ainsi que les poly-handicaps. Dans la MAS, on retrouve un personnel médical et paramédical, car la plupart des résidents sont internes et demandent des soins particuliers. 


    Nous avons commencé par organiser des réunions pluridisciplinaires afin que le projet de ce mémoire puisse être exposé . Par la suite celles-ci ont permis de savoir quel patient conviendrait à l'étude et pour quelles raisons. 


    Il a été mis en valeur auprès de l'IME que la plupart des personnes souffrant de handicap, étaient confrontées à au moins une de ces trois problématiques: troubles du sommeil, anxiété et angoisse ainsi qu'à des troubles digestifs. Ces trois choses, pouvant considérablement entacher leur qualité de vie. 
Notre questionnement est alors le suivant : la prise en charge ostéopathique peut elle influencer la qualité de vie des patients en MAS ? 

II- Matériel et méthode

Pour la réalisation de ce mémoire, deux questionnaires ont été créés afin de pouvoir mettre en relief les avancées potentielles de l'état du patient au fil des séances. Le  questionnaire est basé sur trois thèmes : le sommeil, la digestion et l'angoisse. En effet, les patients poly-handicapés font face à des dysfonctionnements du sommeil qui engendrent des  problèmes diurnes comme de la somnolence mais aussi des problématiques nocturnes  (apnées du sommeil, difficulté à l'endormissement, réveils nocturnes) (7). L'angoisse et l'anxiété sont, elles, responsables de nombreuses manifestations physiques, telles que des spasmes, des signes de tristesse et un repli sur soi (2). Enfin, en ce qui concerne la digestion, beaucoup sont nourris par gastrotomie1(8), le système digestif est donc confronté à un fonctionnement différent. 

1- Lancement de l'étude : le questionnaire

Le questionnaire utilisé pour ce mémoire n'est pas un questionnaire validé d'une étude précédente. Il a du être rédigé pour cette étude. En effet, lors des recherches effectuées pour la mise en place de ce dernier, aucun questionnaire déjà existant ne réunissait toutes les sphères choisies. De plus, il s'agissait de questionnaire non applicable au poly-handicap mais plus centré sur des troubles concernant des personnes non handicapée ou pouvant répondre elle même. Il a servi de support pour appuyer les résultats des consultations. 

    Le questionnaire (I) est  divisé en trois parties, il comporte de nombreux items permettant d'évaluer la qualité des sphères étudiées . Le premier questionnaire  a été distribué avant le début des séances afin d'identifier les problématiques du patient et leur gravité, et d'avoir une anamnèse complète du patient. 

    Le second exemplaire (II) a été distribué à la fin de l'étude, il s'agit d'un questionnaire d'évolution, permettant de mettre en avant les avancées ou la stagnation de tous les points étudiés lors du premier questionnaire. Cela a permis de pouvoir comparer  à des  dates espacées l'impact des séances d'ostéopathie sur chaque patient.

    Il ont été distribués à l'équipe qui entoure les résidents de manière à pouvoir récolter le plus d'information possible. De plus, les dossiers médicaux ont été mis à  disposition afin que toutes les informations nécessaires puissent être présentées (histoire de la maladie, traitement en cours, parcours médical et chirurgical et traumatique). 

    La plupart des patients pris en charge au sein de la MAS y sont résidents. Ils ont donc un suivi médical mais aussi éducatif. Le médecin ainsi que les infirmières s'assurent de l'état de santé des résidents. Tandis que les éducateurs leur permettent de faire des activités quotidiennes afin de les stimuler (thérapie musicale par exemple). Les résidents sont également suivis par une psychomotricienne, un kinésithérapeute ainsi qu'une ergothérapeute pour leur offrir le plus d'aisance possible dans leur vie quotidienne. 

    La première partie du questionnaire concerne le stress et les angoisses. Elle regroupe des questions concernant la relation et les interactions avec la famille, avec les adultes environnant, mais aussi si le résident  établit un échange avec le regard, le toucher. Puis viennent les questions sur le déroulement de la journée, si le patient fait face à des agitations, si oui quand, a quelle fréquence, pour quelles raisons. Et si au contraire il peut faire face à des périodes d'accalmie. Mais également si le résident présente des spasmes nerveux, des contractions nerveuses, s'il présente des signes de tristesse. 

    La deuxième partie du questionnaire porte sur le sommeil. En effet, la qualité du sommeil du résident permet de cerner la suite de sa journée.  Il est important de savoir dans quelle condition le résident dort, s'il fait face à des réveils nocturnes, des terreurs nocturnes, des difficultés à l'endormissement et ou au réveil. S'il a des périodes de somnolence durant la journée. Et si oui, quels sont les éléments qui déclenchent ces processus. 

    Enfin, la troisième partie du questionnaire concerne la digestion. En effet, beaucoup de personnes poly-handicapées présente des difficultés voir une incapacité à déglutir et ne mange donc pas d'éléments solides. Certains sont nourris par une gastrotomie. Le fonctionnement du système digestif est donc  changé. De plus, face à la constipation récurrente de ses patients, une majorité est donc sous laxatifs. Les questions de cette partie concernent les repas, la qualité et la fréquence des selles, la présence de gaz, de vomissements et de régurgitations. Il a aussi été abordé la notion de douleur gastriques et abdominales. 

2- Les critères d'inclusion

    Afin d'être éligible à être patient de ce mémoire, les résidents doivent  remplir  des critères spécifiques. Dans un premier temps, ils doivent présenter un poly-handicap. Dans un second temps,  ils doivent être confrontés à au moins une des trois problématiques citées plus haut. 

Le sujet devait présenter des signes de stress et ou angoisse :
    ⁃    Spasmes nerveux/ contractions nerveuses 
    ⁃    Agitation durant la journée 
    ⁃    Mimiques spécifiques 
    ⁃    Signes de tristesse, de perte de joie, du sourire 
    ⁃    Difficulté d'interactions avec les autres résidents, la famille, le personnel de santé ou éducatif
    ⁃    Appréhension au toucher
    ⁃    Présence de médication pour l'anxiété 
    ⁃    
 Des troubles digestifs 
    ⁃    Diarrhée
    ⁃    Constipation
    ⁃    Difficulté à aller à la selle 
    ⁃    Signes d'incontinence
    ⁃    Ballonnement
    ⁃    Gaz
    ⁃    Régurgitations
    ⁃    Rémontées gastro-oesophagiennes
    ⁃     Douleurs abdominales/gastriques

Des troubles du sommeils : 
    ⁃    Réveils nocturnes, sommeil agité
    ⁃    Terreurs nocturnes, cauchemars
    ⁃    Difficulté à l'endormissement
    ⁃    Difficulté au réveil
    ⁃    Présence de somnolence diurne
    ⁃    Présence de médication pour dormir 

3- Les critères d'exclusion

    ⁃    Refus du patient à se faire traiter ou de du tuteur légal
    ⁃    Le patient ne présente pas un poly-handicap (atteinte motrice, mentale et sensorielle)
    ⁃    Le patient ne présente aucun troubles dans les trois sphères citées plus haut 
    ⁃    Le patient présente une contre indication à la pratique ostéopathique (reds flags)

4- Les consultations

    La MAS est divisée en 3 unités. Les séances d'ostéopathie se sont déroulées au sein de ces unités, dans la chambre des patients afin de ne pas les déstabiliser et ne pas gêner l'organisation des unités. Au vu des pathologies des patients, seules des techniques de fascias, de déroulés tissulaires ainsi que des techniques fonctionnelles ont été réalisées. Avant le traitement une observation du patient mettra en évidence sa position de confort et les zones les plus sollicitées. 

III-Résultats

    Au cours de ce mémoire, trois patients ont été étudiés. Chacun de ces trois patients présente un profil bien distinct.

1- Cytopathie mitochondriale (X)

1.1- Présentation du patient

            Le premier patient est un homme de 26 ans (, présentant une déficience mentale et motrice sévère secondaire à une cytopathie mitochondriale évolutive qui la touchée à l'âge de 6 ans. Suite à des crises convulsives après une deuxième injection d'un vaccin. Les cytopathies mitochondriales regroupent une grande variété de pathologies dont le dénominateur commun est une carence de production énergétique dans un ou plusieurs organes. Cette énergie (ATP) est habituellement fournie par une chaîne de réactions biochimiques (la chaîne respiratoire) au niveau de petits organes intracellulaires dénommés "mitochondries". Le déficit de cette chaîne est d'origine génétique et secondaire à une mutation soit de l'ADN nucléaire ou mitochondrial. L'atteinte neurologique et musculaire est souvent au premier plan.

            Il est arrivé au sein de la MAS en 2000. Il s'agit d'un patient en fauteuil roulant. Il présente une amyotrophie de l'hémicorps gauche et des membres inférieurs. Ce patient est épileptique, stabilisé par un traitement.

1.2- Questionnaire d'état des lieux

            Concernant le stress et l'angoisse qu'il s'agit d'un patient qui ne parle pas mais qui échange avec son entourage par le regard et des mouvements de la tête, cependant il n'y a pas d'interactions avec les autres résidents. Avec le personnel soignant, il apparaît comme crispé et détourne souvent le visage, il fait également face à des périodes d'agitations pendant la journée qui se calment soit par une discussion très rassurante ou par l'écoute de musique classique.

 

             Ce patient ne présente pas de difficultés particulières de sommeil. Enfin, pour l'item concernant la digestion, ce patient est nourri exclusivement par gastrostomie, il a des régurgitations malgré tout. De plus, la constipation est le facteur déclenchant de crises d'épilepsie, un traitement laxatif adapté est donc indispensable. Malgré cela il ne présente pas de douleurs abdominales. Il a également été transmis par l'équipe médicale que ce patient n'acceptait pas le toucher au niveau du visage et du crâne. Et que le toucher en général au niveau du corps est difficile à aborder. Il est également suivi par le kinésithérapeute, la psychomotricienne ainsi que l'ergothérapeute (III).

1.3- Comparaison et résultats des deux questionnaires

Stress et angoisse

IMPACT DE L'OSTÉOPATHIE SUR  LES PATIENTS EN MAISON D'ACCUEIL SPÉCIALISÉE

Tableau I: réponses aux questionnaires  sur le stress et angoisse du patient 1

Sommeil

sommeil osteopathie et handicap

Tableau II: réponses aux questionnaires sur le sommeil du patient 1

Digestion

handicap osteopathie maison d'accueil spécialisé

Tableau III: réponses aux questionnaires sur la digestion du patient 1

2- Nourrisson hypotrophe (Y)

2.1- Présentation du patient

Le second patient poly-handicapé est un homme de 26 ans. Nourrisson hypotrophe,l’hypotrophie résultant d’une « restriction de croissance par rapport au potentiel initial » est l’un des principaux facteurs de risque de mortalité périnatale.Avec un retard de développement, une atteinte motrice spastique, une agénésie cérébelleuse mais avec un caryotype normal. A l'âge de 6 mois, il a été observé un décalage au niveau du crâne. Il présente également une tétra-parésie spastique. A l'âge de 3 ans, il a commencé à souffrir d'épilepsie.  Il présente dans ses antécédents personnels de l'ostéoporose, la mise en place d'une arthrodèse vertébrale, une ostéotomie pelvienne à gauche, des fractures dans divers zones. Il présente une épilepsie stabilisée. Ce patient est en fauteuil roulant.

            Il est très important de notifier que ce patient à subit 4 opérations au cours de cette année. Ce qui l'a grandement fatigué. Il est sous anti-épileptiques et sous anti-sécrétoire gastriques. De plus, depuis quelques temps il présente des escarres au niveau du sacrum.

2.2- Questionnaire d'état des lieux

            Il a été stipulé par l'équipe que ce patient souffrait de moments d'agitations durant la journée surtout lors de manipulations de l'équipe médicale telle que pour la toilette ou les transferts.  Il retrouve son calme une fois l'intervention terminée. Il communique avec son entourage en souriant, mais il est apparu que depuis quelques temps il souriait beaucoup moins.  Il présente également des signes de myoclonie. Il est sujet à une constipation et est sous laxatif. Il recrache lors de la nutrition per os (repas plaisir) et présente des gaz.

2.3- Comparaison et résultats des deux questionnaires

Stress et angoisse

Tableau IV : réponses aux questionnaires  sur le stress et angoisse du patient 2

Sommeil

Tableau  V :  réponses aux questionnaires sur le sommeil du patient 2

Digestion

Tableau VI :  réponses aux questionnaires sur la digestion du patient 2

3- Hypoxie néonatale(Z)

3.1- Présentation du patient

            Le troisième patient est un homme de 30 ans. Issu d'une naissance gémellaire,  il s'agit d'une Infirmité motrice cérébrale secondaire à une hypoxie néonatale. L'hypoxie est caractérisée par une diminution de l'apport d'oxygène dans les tissus.Au cours de l'accouchement, on parle de souffrance fœtale aiguë. Celle-ci se définit comme une perturbation grave de l'oxygénation fœtale survenant en per-partum et aboutissant à une acidose métabolique et part ce fait à des lésions cérébrales. Il présente un retard mental, une hypoxie axiale ainsi qu'une épilepsie (avec crise convulsives hypertoniques, sous traitement).

            Il est arrivé à la MAS en 1992. Il est suivi par le kinésithérapeute, la psychomotricienne au sein de l'établissement, ainsi que par l'ergothérapeute. Il s'agit également d'un patient en fauteuil roulant, avec une hémiplégie à gauche, une bascule de la tête à droite. Un membre supérieur gauche en triple flexion et une scoliose lombaire avec une convexité à droite ainsi qu'une fermeture de l'angle ilio-costale gauche.

3.2- Questionnaire d'état des lieux

Le patient présentait de fortes agitations au cours de la journée et des spasmes nerveux. De plus, les interactions étaient pour lui difficiles. Il rencontrait des difficultés au réveil, de la somnolence diurne. Il n'avait cependant aucun trouble digestif.

3.3- Comparaison et résultats des deux questionnaires

Stress/angoisse

Tableau VII : réponses aux  questionnaires stress et angoisse du patient 3

Sommeil

Tableau VIII: réponses aux questionnaires sur le sommeil du patient 3

Digestion

Tableau IX : réponses aux questionnaires sur la digestion du patient 3

IV- Discussion

1- Biais de l'étude

1.1- Le consentement

            Pour ce mémoire, il avait été décidé de prendre en charge deux groupes d'études. Un groupe avec des patients poly-handicapés et un groupe avec des patients présentant des pathologies moins lourdes. En début d'étude, il a été demandé aux parents ou tuteurs légaux de remplir et signer le consentement de traitement. Pour le premier groupe, les retours se sont faits assez rapidement et nous avons pu commencer les séances facilement. Pour le second groupe, les consentements devaient être remplis par la famille. La première problématique s'est alors présentée. Les familles ont mis environ 3 mois à rendre le consentement et le premier questionnaire, de plus certaines familles ne pratiquaient pas la langue française. Malgré ce retard, les séances ont pu commencer avec les enfants pour qui le consentement et le questionnaire avait été remplis.

1.2- Refus du patient

            Lors des premiers contacts, les patients se sont montrés intéressés par les interventions. Pour le groupe de patients poly-handicapés, les premiers contacts ont eu lieu lors de la première séance d'ostéopathie. La plupart des patients ayant un rapport au toucher très compliqué, il a fallu du temps afin qu'ils puissent accepter le toucher ostéopathique. Ce premier groupe contenait 4 patients, un des patients n'a pu être traité car lors la mise en place du traitement, le patient, stressé par l'arrivée du praticien dans sa chambre, la pris par la main et l'a fait sortir de sa chambre. La présence du praticien dans l'espace chambre de ce patient, créait chez lui une grande angoisse et un mécontentement.

 

             Concernant le deuxième groupe, le premier contact a été établi lors des moments d'accueil à l'arrivée des enfants le matin au sein de leurs groupes respectifs. Lors de l'explication de mon intervention auprès d'eux, ils étaient contents de pouvoir avoir un moment privilégié. Les séances ont donc pu commencer la semaine suivante. Cependant, après deux séances, les enfants allaient dans la salle réservée à l'ostéopathie mais ne souhaitaient pas y rester et souhaitaient rejoindre leurs groupes. Les séances ont donc dû être arrêtées par refus du patient. Le deuxième groupe n'a pu être inclus au sein de cette étude.

1.3- Réticence du personnel soignant

            Afin de pouvoir mettre ce projet en place, des réunions pluridisciplinaires ont été organisées. Une fois le sujet du mémoire exposé ainsi que les procédures à mettre en place, plusieurs représentants de l'unité paramédicale ont émis des doutes et des réticences face à la prise en charge ostéopathique. Il s'agissait notamment d'infirmières, de l'ergothérapeute et de la psychomotricienne. Lors du projet ces réticences ont pu se faire ressentir pendant certaines prises en charge des patients. Notamment lors de la non communication d'informations telles qu'une présence de fièvre suite à une infection au niveau de l'arthrodèse du patient. Il a fallu aller chercher les informations pour ne pas mettre en danger le patient.

1.4-Mise en place des séances et communication au sein des services

            Il a été déterminé lors des réunions pluri-disciplinaires que les séances d'ostéopathie auraient lieu dans les chambres des résidents. Afin de ne pas les perturber dans leur routine quotidienne. Avec les créneaux disponibles, il a été prévu que les séances se dérouleraient le mardi après-midi à partir de 15h30. En effet après l'heure du déjeuner jusqu'à 15h30 les patients font une sieste thérapeutique. La difficulté réside alors dans le fait que peu de créneaux sont disponibles notamment lorsque les résidents doivent aller par exemple en balnéothérapie ou en atelier musique. Plusieurs praticiens se retrouvaient alors avec le même créneau. Il n'est donc pas facile de pouvoir avoir une organisation fixe. Ce qui peut parfois amener le patient à être déstabilisé par la précipitation par exemple.

            Un projet n'est pas facile à mettre en place, il faut donc un maximum de communication afin que tous puissent avoir les informations nécessaires. Cependant, comme chacun à son propre emploi du temps, il arrive rarement que tous les professionnels soient présents le même jour. Afin que tous puissent être informés des actions de chacun, il existe dans cette structure un outils appelé « easysuit », c'est un logiciel ou chaque professionnel paramédical, médical, les éducateurs et autres intervenants peuvent faire un compte rendu de ce qui s’est passé avec le résident. Les séances d'ostéopathie ainsi que les évolutions ont toutes été retranscrites sur ce logiciel. Il n'y a cependant pas eu de réel contact et « debrifing » avec les autres professionnels de santé. Les infirmières et les éducateurs sont présents au sein des unités, il est donc plus aisé de discuter avec eux. Malgré quelques difficultés, les séances d 'ostéopathies ont pu être mise en place et réalisées.

1.6- Manque de temps pour le personnel

Ayant fait face à de nombreuses absences, il était difficile pour les personnes présentes de pouvoir répondre aux attentes demandées. Comme le retour du questionnaire d'évolution. Les personnes qui suivaient de près les résidents n'étant pas toujours disponibles, il a fallu faire appel dans certains cas à des responsables moins proches, qui n'ont donc pas pu constater de manières précises les évolutions (quelles soient positives ou négatives). Le retour des questionnaires a donc été tardif et les réponses données parfois faites très rapidement. Ce qui ne nous permet pas d'avoir un véritable recul sur certaines sphères.

1.7-Les traitement en cours

            Les 3 patients pris en charge au cours de ce mémoire, sont sous traitement laxatifs, en effet pour un des patients cela est même vital, car ses crises d'épilepsies sont déclenchées par le phénomène de constipation. Il est donc impossible de savoir si le traitement ostéopathique a un réel impact sur ce trouble là.

2- Les résultats ostéopathiques

Chaque patient poly-handicapé a réagi aux séances de manière différente. Les premières séances ont pu déterminer quelles zones étaient plus difficiles d'approche ou au contraire celles qui étaient agréables au toucher pour les patients.

2.1) Résultats du premier patient (cytopathie mitochondriale)

            Pour le patient 1, il s'agissait d'un patient très réticent au toucher. Le toucher des infirmières et aides soignante est pour lui quelque chose d'intrusif qu'il avait du mal à supporter. Il se crispait et se raidissait lors des soins. Lors de la première séance il a fallu un temps d'adaptation avec un contact de main à main et une discussion afin de lui faire comprendre qu'il s'agissait d'un contact de bien-être et de détente afin de permettre à son corps de reprendre une place confortable dans l'espace. A la fin de cette conversation, le patient paraissait plus confiant et a permis le toucher. La séance s'est déroulée de manière paisible mais il était important de garder un contact régulier au niveau de sa main. 

            Au cours des séances, il a pu être constaté que le patient présentait un schéma dysfonctionnel incluant des dysfonctions au niveau du médiastin et des dorsales hautes, du membre supérieur droit au niveau notamment du coude. Au niveau de la sphère digestive, il présentait des dysfonctions d'intestin grêle et du colon ascendant. Les dysfonctions les plus importantes se trouvaient au niveau du crâne.

Lors de la pratique au niveau du thorax et du médiastin le patient se relâchait et reposait sa tête au niveau de l'appui tête de son fauteuil. Le même résultat a pu être remarqué avec le toucher au niveau des membres supérieurs. Le visage et le crâne restaient cependant des zones délicates.

            Au fil des séances, le patient était de plus en plus souriant et appréciait le contact, il n'y a plus de résistance au toucher sur la zone crânienne. Il arrivait à se détendre et les tissus pouvaient se dérouler de manière fluide. En fin de séance il était très calme et souriant. Le plus important était toujours de lui expliquer les gestes réalisés. Les dernières crispations n'ont plus été une problématique. Pour ce patient, la chose la plus importante était la communication, grâce à celle-ci l'appréhension du toucher n'était plus. Cela a permis de traiter des zones très en dysfonction notamment au niveau du crâne ou bien au niveau des zones dorsales et thoracique antérieure où beaucoup de tensions s'étaient accumulées notamment à cause de la scoliose importante du patient et de sa déformation physique.

            En fin de traitement, le crâne qui présentait un mouvement respiratoire primaire très ralenti par une retenue de la synchondrose sphéno-basilaire ainsi que par les membranes de tension de réciproque impactées ; avait repris un rythme régulier. En ce qui concerne les zones musculaires comme le trapèze, les sous-occipitaux et les scalènes, ils semblaient peu à peu se relâcher mais il restait encore une composante de tension.

            En réponse au questionnaire, ce patient présentait de l'agitation au court de la journée notamment lors des prises en charge, avec la présence de nombreux spasmes musculaires, des crispations, des mimiques spécifiques et des contractions nerveuses. Il présentait également des signes de tristesse, localisés au niveau du regard. Au niveau de la sphère digestive on pouvait observer la présence de renvois et de régurgitations. Ce patient était constipé. Suite au traitement, il a été observé une amélioration concernant les signes de tristesse du patient, qui aujourd'hui ne sont plus présents.

2.2) Résultat du deuxième patient (nourrisson hypotrophe)

            Le patient 2, est un résident qui ne présente aucun moyen de communication, même au niveau su visage ou des yeux. Les échanges sont donc quasiment inexistants. Lors du début de séances, il s'agissait d'un patient avec une altération de l'état général, notamment très fatigué suite aux nombreuses opérations qu'ils avait subis lors de cette dernière année. Il y avait aussi présence d'escarres très douloureux. Lors des deux premières séances, le patient était endormi.

Le patient présentait des dysfonctions au niveau viscérale avec un ralentissement de l'intestin grêle, du foie et de l'estomac. Il présentait une fermeture de le ceinture scapulaire et une perte de mobilité au niveau de la loge viscérale du cou. Il y avait également présence de dysfonctions importantes au niveau du crâne (condyle droit fixé antérieurement ainsi que membranes de tensions réciproques fixées) entrainant une diminution du mouvement respiratoire primaire.

Lors de la troisième séance, il paraissait moins fatigué et son attention a pu être attirée au cours notamment du traitement des membres supérieurs. Lors de la dernière séance il souriait et ne s'est pas endormi. La difficulté avec ce patient est la problématique de la communication. Car cela reste difficile même avec le regard.

            Il s'agissait d'un patient présentant une grande fragilité. Les tests réalisés en début de séance ont permis de mettre en avant que les zones traitées restaient libres. Suite aux réponses au questionnaire, ce patient présentait des troubles au niveau du sommeil : avec une présence de somnolence diurne. Au niveau de la sphère digestive, il y avait une présence de constipation, des gaz et des régurgitations. Enfin, au niveau de la sphère émotionnelle, on retrouvait de la nervosité, la présence de tristesse avec une baisse de la présence de sourire depuis quelques mois et une certaine agitation. Lors de la remise du questionnaire d'évolution, il a été constaté que les séances avaient eu un impact sur la sphère émotive. C'est un patient qui ne présentait plus d'agitation durant la journée ni de signes de nervosité.

2.3) Résultats du troisième patient (hypoxie néonatale)

            Le dernier patient était un patient très réservé et qui émettait une certaine crainte. On pouvait le voir à sa position de corps très renfermée et un regard froid. Il a fallu avec ce patient avoir des gestes rassurants. La première séance fut très courte et il a eu besoin d'être vraiment rassuré avec des gestes très doux au niveau des mains et des avant-bras. Au cours des séances il a été mis en évidence que le patient présentait des dysfonctions au niveau des membres supérieurs (au niveau des articulations gléno humérales et du poignet gauche). Il présentait également des dysfonctions au niveau de la sphère crânienne.  Avec une synchondrose sphéno basilaire restreinte au niveau des mouvements. De plus, il a aussi été observé une forte adhérence au niveau de l'intestin grêle. 

            Lors de la seconde séance, il a eu une crise de fou rire lors de la manipulation crânienne. Pensant à une décompensation il s'agissait en réalité, d'après le kinésithérapeute, d'une réaction de satisfaction face à la technique réalisée. Le patient qui était très réservé, à finalement le long des séances su se détendre, le toucher n'étant pas une problématique chez lui. Lors du début de la séance il était toujours content. Les séances qui étaient au début assez courtes ont pu se prolonger. Il y avait présence d'une inflammation au niveau de la patella droite, traitée par le kinésithérapeute. Lors des séances d'ostéopathie il a également été réalisé un traitement par déroulé tissulaire. Le membre inférieur droit, du à cette inflammation, avait perdu en flexion de genou. Suite aux traitement, il a été remarqué une légère amélioration et la réticence du patient à la  mobilisation du membre inférieur a diminué.

            Pour ce patient, suite au premier questionnaire, il souffrait d'agitations ainsi que de spasmes nerveux.Il présentait également des difficultés au réveil ainsi que des somnolences diurnes. Grâce au second questionnaire, il a pu être mis en avant, que le patient ne présentait plus d'agitation au court de la journée ni de spasmes nerveux. Mais la sphère du sommeil n'a pas été impactée. Au niveau de la sphère digestif le patient ne présentait aucun trouble digestif, aujourd'hui il est noté la présence de gaz et de ballonnements.

V- Conclusion

            Au sein de la société actuelle, les personnes handicapées restent très souvent des personnes isolées. Il est difficilepour elle d'accéder à des structures spécialisées car les places sont restreintes. En effet, d'après une étude réalisée en 2013, 310.900 élèves handicapés sont indiqués comme scolarisés  sur un total de 12.233.400 élèves. Ce qui représente à peine 3% (9). De plus, on compte environ une cinquantaine de places par établissement. Dans les structures déjà existantes telles que les IME, le suivi de l'enfant et du jeune adulte est très important, afin de permettre au mieux le développement du sujet.

            Chaque personne y travaillant possède un rôle très précis afin de permettre au résident, à l'enfant de garder la meilleure qualité de vie possible. Ils permettent son développement cognitif, mais aussi psychomoteur, psychologique (10). Mais également à gérer les relations avec le monde extérieur. Face à certaines pathologies, les professionnels de santé, les éducateurs et la famille se retrouvent face à de forts troubles entachant considérablement la qualité de vie(11).

            Comme il a été vu plus haut, pour les personnes poly-handicapées, il s'agit notamment de troubles respiratoires, de la déglutition, du transit, de la digestion, des troubles musculaires, mais aussi des déformations osseuses, de retards mentaux, des incapacités à communiquer. Ainsi que des troubles émotionnels et de réelles angoisses. Bien que toutes ces choses ne puissent être communiquées de manière concrète par ces patients, elles n'en restent pas moindres (12). Il alors important que les personnes qui les entourent puissent les repérer, les interpréter et essayer d'y remédier ou du moins de les minimiser (13).

            Il existe un panel de professionnel présent dans ces structures, mais l'ostéopathe n'en fait que rarement parti. Car le monde du handicap reste un monde difficile d'accès, où les appréhensions restent présentes. En effet, au cours de la réalisation de ce mémoire, il a été constaté que les premiers refus venaient des familles, qui manquaient d'information sur l'ostéopathie ou qui ne pensaient pas ce cette discipline pouvait venir en aide à leur proche. Au sein de l'équipe médicale, la majeure partie des praticiens restaient très intéressée par ce projet, et il s'agissait pour eux, d'explorer de nouvelles technicités pour appréhender les troubles des patients.

            Il reste néanmoins une condition clé : l'acceptation du patient. Il est très important de garder à l'idée que malgré leur handicap, les sujets restent des personnes ayant leur conscience propre et le refus du patient, reste une contre-indication au traitement ostéopathique. Pour ceux, qui au contraire ont accepté les séances d'ostéopathie, il est apparu une nette évolution. Même si toutes les sphères n'ont pas connu de changement, telle que la sphère du sommeil par exemple.

            Il est mis en évidence suite aux réponses des questionnaires que les patients présentant de fortes angoisses, des spasmes nerveux ainsi que des agitations durant la journée ont vu leurs conditions changées par rapports à ces derniers. On peut donc conclure, qu'après un mois et demi de traitement, nous avons pu avoir un impact sur la qualité de vie de ces patients et qu'il serait intéressant pour eux, de pouvoir suivre un traitement ostéopathique de longue durée.

VI. Références

 

  1. Insee.https://www.insee.fr/fr/statistiques/1373648sommaire=1373710&q=population+handicap%C3%A9e. Paru le 23 février 2011.
     
  2. Dr M. Delcey.L’accompagnement des personnes handicapées motrices.https://www.apf-francehandicap.org/polyhandicap-1556?gclid=Cj0KCQjwg73kBRDVARIsAF-kEH8D3nIpieuMVTY8aCtQG3cWhGy0DXDyx5oCXKZafqjMkM9X8VNS15AaAu0QEALw_wcB.. Décembre 2016.
     
  3. Par Margaret C. McBride. Infirmité motrice cérébrale. Février 2018
     
  4.  Bernard M1, Collet Dominguez Fernandez Herce .Axe corporel et polyhandicap : l’intérêt des regards croisés.  2018. Vol 39.-Motricité cérébrale. Bron, France. 2011. https://www.lissa.fr/fr/rep/articles/EL_S0245591918300645
     
  5.  Jouve A, Poirot I.Ventilation et posture chez le sujet polyhandicap.Reims, france. 2016. https://www.lissa.fr/fr/rep/articles/EL_S0245591916000030. https://www.lissa.fr/fr/rep/articles/EL_S0245591916000030
     
  6. Rofidal T.  Soins de la vie quotidienne dans le traitement du reflux gastro-œsophagien et prévention des fausses routes par régurgitation.https://www.lissa.fr/fr/rep/articles/EL_S0245591911000070.
     
  7.  Stagnara ADavid T, Depagne C. Faut-il s’intéresser au sommeil des patients polyhandicapés ? https://www.lissa.fr/fr/rep/articles/EL_S0245591911000628. Francheville, France. 2011
     
  8. Anne Le Sidaner. L'accompagnement médico-social des jeunes handicapés en Poitou-Charentes . Revue Énergie Santé n° 46 Automne 1999 https://www.fmcgastro.org/textes-postus/no-postu_year/gastrostomies-indications-techniques-et-surveillance-hors-chirurgie.
     
  9. https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/com_stat_3.pdf. D.R.A.S.S. décembre 2008
     
  10.  Pierre Tricot.  L'ostéopathie et l’enfant handicapé. 1999
     
  11. Demeer G, Marrimpoey P, Soudrie B, Auffrey M. Polyhandicap enfant et adulte. https://www.lissa.fr/fr/rep/articles/PF_14303768
     
  12. Rondi FMarrimpoeyBelotGalloisLégerPambrun, Jutand. Échelle EDAAP 1. La douleur de la personne polyhandicapée : la comprendre et évaluer ses spécificités d’expression par une échelle.2008. Bordeaux, France.
     
  13. Briss CCamberlin PChaumont Get alClavagnier.Améliorer la qualité de vie des adultes en situation de polyhandicap. 2010
     
  14. De Corinne Bernardeau, Elisabeth Cataix-Nègre, Françoise de Barbot, Isabelle Guillot, Néjib Khouri, Michel Le Métayer, Véronique Leroy-Malherbe, Stéphane Marret, Michèle Mazeau, Finn Alain Svendsen, Georges Thuilleux, Philippe Toullet, Danièle Truscelli. Comprendre la paralysie cérébrale et les troubles associés.2017
     
  15. A.Perifano,  R Scelles.  Regards croisés sur la souffrance psychique des enfants polyhandicapés atteints de maladies évolutives. Archives pédiatriques. Volume 22, issues9.2015.
     
  16. Grimont-Rolland, PorsmoguerSiccardiTaveneau, Jean; Fragilité osseuse chez l’enfant polyhandicapé : « La prévention s’affiche ».  Douleurs Evaluation - Diagnostic – Traitement.2013 Décembre. Hyères, France. https://www.lissa.fr/fr/rep/articles/EL_S1624568713001765
     
  17.  Casen SGarot SSimon D, Zilliox.Pour une approche pluridisciplinaire du polyhandicap et de l'autisme.2007 Février 16, Vol 4, Num no 66, pp 91-97Revue : La lettre de l'enfance et de l'adolescence DOI : 10.3917/lett.066.0091. https://www.lissa.fr/fr/rep/articles/CA_LETT0660091
     
  18.  Fleuron, Abecassis J. Conduites automutilatrices, polyhandicap et psychoses déficitaires. Besançon, France.2000, Vol 48, Num 5, pp 351-359Revue : Neuropsychiatrie de l'enfance et de l'adolescence. https://www.lissa.fr/fr/rep/articles/PF_1449559.
     
  19. A.StagnaraT.DavidG.de la Gastine. Motricité Cérébrale : Réadaptation, Neurologie du Développement.Volume 36, Issue  June 2015. https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S024559191500031X
     
  20. Savelli, Pinard J.Actualités dans la paralysie cérébrale : Neuro-pédiatrie.Garches, France. Date 2014, Vol 18, Num 7, pp 234-238Revue : La lettre du neurologue. https://www.lissa.fr/fr/rep/articles/PF_2880086
     
  21. A. Jouve.Motricité Cérébrale : Réadaptation, Neurologie du Développement.Volume 37, Issue 1, Mars 2016. https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0245591915000801
     
  22. Jouve A.Prise en charge respiratoire de la personne avec une infirmité motrice cérébrale ou polyhandicapée. Paris, Frace. Janvier 2016. https://www.lissa.fr/fr/rep/articles/EL_S1283088715663915
     
  23. Saulus Georges, « Modèle structural du polyhandicap, ou : comment le polyhandicap vient-il aux enfants ? », La psychiatrie de l'enfant, 2008/1 (Vol. 51), https://www.cairn.info/revue-la-psychiatrie-de-l-enfant-2008-1-page-153.html
     
  24. Autremhandi Sasu, Tissier Stephanie.« Quelques chiffres sur le handicap en France ». https://chartenationalehandicap.com/chiffres/
     
  25. Stéphane Forgeron. « Chiffres du handicap : Quelle est leur vraie valeur ? »https://www.handirect.fr/chiffres-du-handicap-s-forgeron/. Mars 2018
     
  26. Hodgkinson I, Jindrich ML, Metton G, Berard C. Bassin oblique, luxation de hanche et scoliose dans une population de 120 adultes polyhandicapés.Etude descriptive.  Annales de réadaptation et de médecine physique : revue scientifique de la Société française de rééducation fonctionnelle de réadaptation et de médecine physique.  Lyon, France.2002.
    https://www.lissa.fr/fr/rep/articles/11880165
     
  27.  Rofidal T1.Soins de la vie quotidienne dans le traitement du reflux gastro-œsophagien et prévention des fausses routes par régurgitation. Motricité cérébrale. 2011. https://www.lissa.fr/fr/rep/articles/EL_S0245591911000070
     
  28. M.C.Rousseau, S.Mathieu, C.Brisse, T.Billette de Villemeur. Annals of Physical and Rehabilitation Medicine.Volume 56, Supplement 1, October 2013, Pages e271-e272.
     
  29.  C. Crenn-Hebert, C. Menguy et E. Lebreton.L’hypotrophie en Ile-de-France(2011). ARS. http://www.perinat-ars-idf.org/downloads/Point%20Info/2012%2009%20Hypotrophie.pdf
     
  30.  Boog G,Souffrance foetale aiguë.J Obstet Gynecol Reprod Biol 2001; 30: 393-429. http://www.em-consulte.com/article/114202/la-souffrance-foetale-aigue.
     

 

Coralie LIZLER,
Ostéopathe D.O
Cabinet des Tournesols
à Nandy, proche Melun


Articles similaires

Derniers articles

Catégories

Mots clés

Réalisation & référencement Site web clé en main

Connexion